Mon système d’alimentation naturelle pour chevaux

On me demande souvent comment je garde mes chevaux si beaux et en santé.  Ceux qui les ont vus pourront témoigner de leur vigueur, de la qualité de leur poil et de leurs sabots, et de leur grande résistance aux maladies et aux infections.  En fait, je me base sur le modèle d’alimentation naturelle Parelli, avec quelques adaptations pour pallier aux différences d’environnement, de climat et de disponibilité des produits. 

À la base, mes chevaux ne mangent que des grains entiers naturels non fortifiés, du fourrage et de l’eau de qualité, et des minéraux chelatés en formule équilibrée.  Je ne leur donne aucune moulée commerciale ou traitée.  Le cheval n’ayant pas dans son état naturel évolué pour digérer des huiles, des gras hydrogénés ou animaux, ou du sucre en grande quantité, j’ai du mal à concevoir qu’ils en aient besoin et que cela soit adapté à leur métabolisme.  Par contre, les sols agricoles étant aujourd’hui très appauvris par les cultures intensives, il est important de leur fournir un supplément en minéraux de bonne qualité et facilement assimilables par l’organisme, car ces minéraux sont maintenant essentiellement absents ou mal équilibrés dans les fourrages et les grains cultivés.   

Ma recette de base : 

bullet Mélange d’avoine ronde et d’orge entière, en très petites quantités, et seulement pour le cheval très actif
bullet Graines de tournesol noires (riches en acides aminés et en huiles naturelles végétales), servies avec l’écale
bullet Mil et luzerne en cubes, servis trempés (en quantité limitée)

J’ajoute: 

bullet Minéraux chelatés de fabrication entièrement naturelle et adaptés aux besoins des équidés **
bullet Vinaigre de cidre de pomme bio non pasteurisé et non filtré
bullet Un probiotique pour favoriser la digestion
bullet Foin d’herbe propre

Je leur donne la plus petite quantité de grains nécessaires à leurs besoins car le cheval qui consomme trop de grain peut développer graduellement des problèmes digestifs et métaboliques.  Le cheval au repos ou qui n'est pas à l'entraînement de façon intensive et régulière n'a pas besoin de grain.  Le fourrage doit constituer la plus grande partie de leur portion.  D’ailleurs le maïs, qui est souvent à la base des moulées commerciales, est pour 10 à 15% des chevaux une source de problèmes digestifs graves.  De plus, l’alimentation trop riche en sucres et en hydrates de carbone provoque la dégradation graduelle de la structure des lamelles du sabot, qui se manifeste très longtemps avant la phase aiguë et la crise de fourbure.  Même si le cheval ne fait jamais de crise, les études les plus récentes démontrent que la laminite est non seulement une condition que l’on retrouve dans la majorité des chevaux domestiqués; mais elle est essentiellement le résultat d’une alimentation mal adaptée à son métabolisme, trop axée sur le grain et les fourrages riches en sucres non assimilables, ainsi que d’un mode de vie plutôt sédentaire sur des sols trop mous et trop uniformes. 

Finalement, mes chevaux ont accès à certains minéraux en libre-choix, dans de petites mangeoires installées dans leurs boxes.  Ils se serviront selon leurs besoins, les changements de saison et leurs cycles, car le cheval au naturel sait instinctivement ce dont il a besoin et ira à la recherche de ces minéraux dans son environnement, à condition d’avoir de grands espaces pour y combler ses besoins.  Étant donné que nous n’avons pas 10 000 acres à leur offrir pour vivre, les minéraux libre-choix remplacent l’écorce, la mousse, les feuilles et les plantes de toutes sortes que le cheval consomme au fil des saisons pour s’alimenter. 

J’évite aussi de donner à mes chevaux des produits ou des médicaments chimiques, et j’ai découvert qu’il existe de nombreuses alternatives naturelles pour les soigner, y compris les vermifuges et l’anti-mouche. 

 

** Note:  Les Parellis ont élaboré leur propre marque de minéraux et de suppléments, qui ne sont pas disponibles au Canada et qui diffèrent de ceux que j'utilise.  Mes produits de choix sont chelatés, entièrement naturels, sans additifs chimiques ou agents de conservation, et ils sont hautement assimilables par l'organisme.

 

Quels sont les vrais besoins du cheval?

Comme pour tout le reste, au fur et à mesure que les humains ont évolué vers l'âge moderne de la civilisation, ils semblent avoir perdu leur compréhension de la nature et de la nature du cheval.  Nous pensons bien les soigner en leur construisant des écuries et des stalles, en les nourrissant avec des moulées traitées à haute teneur de protéines et de gras, en les vaccinant et en les vermifugant plusieurs fois par an, en les nettoyant et en les protégeant des blessures.  Malheureusement, ce genre de soins a été conçu selon la notion du confort humain, et non pas pour un animal sauvage extrêmement grégaire et nomade qui a le sens de la survie très développé.  Le cheval est un des rares mammifères a avoir survécu à l'ère glaciaire - il s'adapte facilement et se débrouille très bien tout seul dans des environnements variés.  Les chevaux sont très près de la nature et même domestiqués, dans leur for intérieur, ils demeurent sauvages.  En tout cheval docile se cache un cheval sauvage.  En tout cheval sauvage se cache un cheval docile.  Les chevaux sont parfaitement adaptés à la vie extérieure sous différents climats.  Leurs corps sont bâtis pour être continuellement en mouvement, pour chercher de la nourriture toute la journée et pour dormir très brièvement.  Ils ont des mécanismes qui leur permettent de varier leur poil et leur peau selon la température, pour contrer la chaleur et le froid, et des pieds qui sont incroyablement bien adaptés à une vie nomade, qui leur permettent de sentir le sol, d'avoir de l'adhérence et de contrôler la température de leur corps.

Les chevaux gardés au box développent des problèmes mentaux et émotionnels qui deviennent souvent des maladies mentales, reflétées par les vices d'écurie.  Les chevaux qui vivent au naturel ne se balancent pas, n'avalent pas d'air, ne tape pas dans les murs, ne grincent pas des dents et ne claquent pas les lèvres incessamment.  Ces vices indiquent un désordre intérieur profond chez le cheval; ce sont les signes que malgré la nourriture et le pansage, ses besoins ne sont pas comblés et que mentalement, il souffre profondément.

Les chevaux sont des animaux grégaires qui vivent en troupeau

Il est prioritaire pour les chevaux de vivre en groupe, de socialiser et de jouer avec d'autres chevaux.  La harde leur apporte la sécurité, le confort et le jeu, qui sont les trois choses les plus importantes pour eux (eh oui, l'eau et la nourriture viennent en quatrième place dans l'ordre des priorités équines).  Leur survie dans la nature dépend de leur association et de leur déplacement en groupe, et comme tout bon animal de proie, ils savent très bien qu'ils ne peuvent pas rester isolés sans risquer la mort.  Il est inhumain et cruel de garder un cheval seul ou isolé des autres.  Bien sûr, lorsqu'ils sont ensemble, ils vont jouer, et parfois durement.  C'est de cette façon qu'ils établissent la hiérarchie de la harde, et qu'ils choisissent le cheval de tête.  Les morsures et les coups de pied ne les dérangent pas - l'isolement les rend fous et les amène graduellement à s'éteindre, à devenir agressifs ou à développer des comportements nerveux.  C'est souvent la seule façon pour eux de gérer le stress de la vie en cage.

Les chevaux ont besoin de se déplacer constamment

Les chevaux naissent parfaitement fonctionnels, prêts à marcher, courir et brouter.  Les chevaux sauvages voyagent en moyenne 20 à 30 milles par jour sur des terrains variés pour trouver eau et nourriture.  Ces déplacements les gardent sains physiquement et mentalement et leur fournissent l'exercice dont ils ont besoin de façon naturelle.  Leurs pieds s'usent au fur et à mesure et l'apport constant de sang aux sabots et aux jambes les garde forts et sains.  Ils courent seulement lorsqu'ils se sentent menacés, ou pendant des sessions de jeux courtes et intenses; en général, ils passent la majorité de leur temps à marcher la tête au sol.  C'est la position la plus naturelle pour un cheval, la tête au sol à brouter et à étirer le dos.  Ils mangent de petites quantités toute la journée, et non pas 2 ou 3 gros repas par jour, qui fait subir à leur système digestif une surcharge trop soudaine.  Ils boivent souvent de grandes quantités d'eau une ou deux fois par jour, car l'eau est loin.  Ils aiment boire dans les étangs et les flaques au sol, pas dans des abreuvoirs automatiques perchés au mur.  S'ils ont le choix, les chevaux préfèrent boire dans un seau ou au sol, parce que c'est dans cette position qu'ils sont le plus confortable pour absorber l'eau efficacement.  Lorsque nous gardons les chevaux enfermés, nous empêchons le bon développement et l'entretien de leurs muscles, de leurs os et de leurs pieds, et surtout, de leur mental.  Lorsque nous les sortons pour une session d'exercice intense et concentrée après des heures passées immobiles dans un box, nous infligeons des tensions extrêmes et soudaines à leurs tendons et à leurs ligaments et c'est ce qui mène aux boiteries et aux blessures.  Les chevaux devraient être gardés à l'extérieur dans des espaces suffisamment grands.  Idéalement, une harde a besoin de 10 000 acres pour survivre confortablement dans la nature.  La plupart d'entre nous n'avons pas ce genre d'espace à leur offrir, mais pensez à l'étroitesse d'un box ou d'un paddock par comparaison!  Les chevaux trouvent à s'abriter dans les bosquets et sous les arbres, et la plupart ne recherchent un abri que pour éviter les insectes ou par grand vent.  Leur poil s'adapte très bien selon les saisons pour les protéger des éléments, hiver comme été.  Les chevaux gardés dehors 24 heures par jour, 7 jours par semaine, en groupe, dans un espace assez grand pour leur permettre de se déplacer toute la journée, sans couvertures, et nourris naturellement sont les chevaux les plus heureux et les plus en santé qu'il m'ait été donné de voir.  Ils n'ont pas de vices, ils ne font pas de coliques, leurs pieds sont beaux s'ils sont sans fers et ils sont pratiquement immunisés contre la maladie.

Le cheval sans fers

J'ai choisi de garder mes chevaux sans fers et je n'ai jamais regretté cette transition.  Leurs pieds n'ont jamais été aussi sains, même ceux de mon Pur-Sang Anglais de 20 ans qui avait toujours eu de mauvais pieds et qui trébuchait quelque soit le type de ferrage.  Je les monte sur toute sorte de terrains - ils ont été montés sur des pistes difficiles et rocailleuses, en terrain très montagneux, dans le sable, sur un sol très dur, dans le gravier, la neige et la glace.  J'ai découvert qu'ils ont ainsi le pied très sûr.  C'est dû au fait qu'ils peuvent sentir le sol sous leurs pieds, et que le pied sans fer qui est paré correctement leur offre beaucoup d'adhérence.  Mes chevaux ont des pieds qui "cassent les cailloux" sans avoir à porter de fers.  Les fers engourdissent les senseurs du pied et empêchent l'expansion et l'action de pompe des structures du sabot, ce qui à la longue cause toute sorte de maladies du pied, comme par exemple, la pourriture de la fourchette, la laminite, les abcès, la contraction des talons (qui mène au syndrome naviculaire), la maladie de la ligne blanche, pour n'en nommer que quelques-unes.  Le sabot est un organe incroyablement fonctionnel s'il est gardé au naturel, et s'il est paré correctement et régulièrement par quelqu'un qui comprend le sabot naturel.  Ils sont aussi autonettoyants.  Je considère le parage naturel comme une partie intégrale d'une approche holistique des soins naturels du cheval.  Sur la photo de droite, vous pouvez voir le sabot de mon cheval Appendix Quarter Horse.

La dentisterie équine

Étant donné que nos chevaux ont rarement l'occasion de manger comme ils le feraient dans la nature, où ils mastiquent de l'écorce, des mousses, des tiges fibreuses, des plantes, etc., et parce qu'ils n'ont souvent accès qu'à des aliments mous et à du fourrage fin, leurs dents ne s'usent pas également et elles doivent être vérifiées et limées régulièrement.  Les dents du cheval s'useront plus également s'il est nourri au sol, car cela lui permet d'avoir le meilleur alignement de sa mâchoire pour mastiquer.  En les nourrissant dans des mangeoires et des râteliers haut placés, nous encourageons l'usure inégale des dents et la formation de pointes, qui causent parfois des ulcères de la bouche;  cette pratique augmente aussi le risque d'étouffement car l'oesophage et la trachée sont ainsi ouverts et peuvent permettre le passage de la nourriture.  C'est simple - dans la nature, le cheval mange tête au sol.  Lorsqu'il doit fuir, il lève la tête pour accélérer le passage d'air vers les poumons.  Je recommande l'utilisation d'un bon dentiste équin si vous en avez un dans votre région, puisque la dentisterie équine constitue une spécialité en soi.  Je ne confierais pas mes dents à mon médecin de famille, pourquoi supposer que le vétérinaire est en mesure de soigner les dents de cheval!  La plupart des vétérinaires ne reçoivent qu'une formation sommaire sur les dents équines, et liment systématiquement toute la dentition sans y aller plus en détail.  Parfois il est difficile de faire mieux, car la dentisterie équine n'est pas encore bien comprise au Québec.  J'ai eu la chance de rencontrer d'excellents dentistes équins hautement qualifiés, et je peux témoigner de la différence qu'ils peuvent faire pour améliorer le confort et la performance d'un cheval (les douleurs aux dents et à la mâchoire affectent tous les mouvements du corps).

 

Une selle mal adaptée peut nuire à la santé de votre cheval

Voici un sujet qui soulève beaucoup de questions et parfois, de controverses.  J’ai de nombreux d’élèves qui me demandent des conseils à ce sujet et qui aimeraient en savoir plus.  Plus on avance dans son horsemanship et sa connaissance de l’équitation, plus on se rend compte des ses propres besoins et de ceux de son cheval, et plus on commence à saisir la complexité du sujet.  En fait, il faut considérer la question dans un ensemble, car l’ajustement tient à plusieurs facteurs qui sont complémentaires :  le choix de la selle, du tapis de selle, la conformation et l’habileté du cavalier, le type d’activité, la conformation du cheval, etc.  Malheureusement, cela ne s’apprend pas en quelques heures, il faut y mettre le temps, faire des recherches et prendre de l’expérience.  Il faut avoir la chance d’essayer de nombreuses selles différentes et de monter toutes sortes de chevaux pour commencer à comprendre la difficulté de trouver le bon ajustement et le bon produit.   

Les Parelli étudient bien sûr la question depuis de nombreuses années, et lors de mes stages, j’ai pu bénéficier de leur expérience et de leurs conseils.  L’objectif étant toujours de trouver une selle qui maximise mon efficacité et le développement de mes chevaux.  Malgré mon expérience, j’ai quand même fait de nombreuses erreurs de parcours, dont certaines très coûteuses.  La recherche n’est donc jamais tout à fait terminée!  Si ce sujet vous préoccupe, voici donc : 

Quelques conseils de base  

Tout d’abord, la selle choisie doit remplir trois conditions : 

1.         Elle doit être adaptée à la fonction envisagée.  Rien ne sert d’acheter une selle Western si votre activité principale est le saut d’obstacles.  Par contre, si vous comptez faire du travail avec le bétail, une selle anglaise ne vous sera pas très utile.  Certaines activités spécialisées exigent un équipement spécialisé, mais si vous faites surtout du loisir ou de la randonnée, le choix est plus vaste et vous pouvez alors mettre en priorité les facteurs suivants.

2.         Elle doit être adaptée à la conformation du cheval.  Un cheval inconfortable ou qui souffre ne pourra pas vous donner la pleine mesure de son rendement et de son attention.  Ses réactions vont varier selon le degré d’inconfort :  il peut être impulsif ou au contraire refuser d’avancer, développer une petite foulée raccourcie et saccadée, avoir une mauvaise attitude lorsqu’il est monté (oreilles dans le crin, expression durcie), renverser le dos ou l’encolure, et à l’extrême, ruer et ‘bronquer’.   Une selle doit être assez large pour lui donner pleine liberté de mouvement, ne pas entraver les épaules et les omoplates, ne pas créer de pressions douloureuses sur son garrot ou son dos, ne pas être trop longue si on a un cheval au dos court, etc.  Saviez-vous que la majorité des selles sur le marché sont trop petites ou trop étroites pour un cheval Arabe!  Imaginez donc si vous montez un gros Quarter Horse, ou un Warmblood!

3.         Elle doit être adaptée à la conformation du cavalier et lui permettre d’être en position équilibrée.  Au Niveau 1, vous apprendrez à trouver votre point d’équilibre.  Mais que se passe-t-il si vous n’arrivez pas à rester sur votre point d’équilibre?  Il se peut que votre selle soit en cause.  De par sa construction, votre selle peut constamment vous projeter vers l’avant;  elle peut être trop petite pour vous permettre d’être souple dans le bas du dos, ou simplement ne pas vous permettre de rester en bonne position pour rester en équilibre confortablement.  Vous serez peut-être surpris d’apprendre que qu’un grand nombre de cavaliers montent dans une selle trop petite pour eux!  Question de préserver leur ego peut-être ou pour pallier à un manque d'équilibre… 

Attendez-vous à payer un bon prix pour une bonne selle.  Il n’existe pas de miracle :  les selles bon marché ne peuvent pas être fabriquées correctement.  Par contre, le gros prix n’est pas non plus une garantie de qualité ou de bon ajustement.  J’ai possédé des selles fabriquées avec des matériaux de très bonne qualité, très chères, qui faisaient mal à mes chevaux, et qui à la longue, ont sérieusement compromis la musculature de leur dos et leurs articulations.  Même la selle faite sur mesure n’est pas nécessairement bien ajustée car souvent, elle est fabriquée en fonction du cavalier, et non du cheval.  Si le cheval est mesuré, on le fait principalement à l’arrêt.  Évidemment, on ne monte pas toujours un cheval à l’arrêt, et il faut bien se rendre à l’évidence :  sa forme change lorsqu’il se met en mouvement!  Il aura besoin de plus d’espace pour mouvoir les épaules, pour utiliser son dos et son arrière-main correctement. 

La qualité et la fonction du tapis de selle joue aussi un rôle.  Un tapis de selle qui n’absorbe pas les points de pression de la selle, ou qui en crée d’autres, peut aussi causer de l’inconfort ou de la douleur au cheval. 

Est-ce que vous montez plus d’un cheval?  Si c’est le cas, attendez-vous à ce que votre selle ne soit pas nécessairement adaptée à chaque cheval.  Il est possible d’utiliser une bonne selle pour une variété de montures différentes, mais il faut d’abord qu’elle soit assez large pour faire à une majorité, et il faut compléter avec un bon système d’ajustement qui soit suffisamment flexible pour prendre en compte les différentes conformations. 

Si possible, n’achetez jamais de selle sans avoir pu l’essayer!  Et de préférence, essayez-la sur votre cheval.  Elle doit vous faire, mais aussi lui convenir.  C’est très difficile à évaluer sans faire au moins un essai.  La plupart des vendeurs sérieux vous donneront cette option.  Si ce n’est pas possible, essayez au moins d’obtenir des mesures pour vérifier si elle a des chances de faire à votre cheval.  La longueur, la largeur de l’arçon et de la lacune centrale, et surtout, le profil du dessous de la selle sont des mesures critiques pour évaluer un bon ajustement. 

Il y a moyen de voir si une selle fait souffrir ou blesse un cheval, entre autres en regardant la marque de selle laissée sur son dos après le travail.  Les endroits secs indiquent une zone de grande pression.  Les zones de poils blancs (souvent derrière le garrot), des endroits qui ont été si comprimés que le poil a repoussé sans pigmentation.  Les poils rebroussés indiquent des endroits où il y a friction entre la selle et le cheval.  La posture, la musculature et l'attitude du cheval sont aussi de bons indicateurs, à condition de développer ses connaissances et un 'œil' avisé.  Ci-dessous deux diagrammes qui illustrent les résultats d'un mauvais ajustement de la selle (en rouge) et des changements constatés avec une selle bien adaptée (en vert).

Je veux en savoir plus! 

Linda Parelli a évalué de nombreuses selles disponibles sur le marché et déçue par la plupart de ses essais, a décidé d’en concevoir.  Une partie de l’information développée sur le Saddle Savvy par Linda Parelli est accessible sur le site www.parellisaddles.com, et vous trouverez beaucoup de renseignements à ce sujet dans les magazines Savvy Times (pour les membres du Savvy Club) et sur le site du Savvy Club. 

Je suis maintenant certifiée Spécialiste des selles Parelli.  À la demande de mes élèves, j'organise des ateliers de consultation sur l’ajustement des selles.  Nous en profitons pour comparer différentes selles, vous pouvez les essayer pour sentir la différence, et nous pouvons même faire des démonstrations avec différentes selles sur différents chevaux.  Les changements de posture et d’attitude du cheval sont souvent dramatiques et très rapides lorsqu’on change l’ajustement d’une selle.  Si vous optez pour une selle Parelli, je peux vous aider à faire le bon choix de largeur, grandeur et d'options.   Une fois que vous aurez reçu votre selle et vos shims, nous pourrons raffiner ensemble votre ajustement et je vous enseignerai à l'évaluer et à le faire vous-même.

Conclusion 

Il faut surtout retenir que l’achat d’une selle, qui constitue souvent un investissement important, mérite une attention et une réflexion approfondie.  Cela vaut le coup de faire des recherches, de consulter des professionnels et de bien considérer tous les facteurs.  Une bonne selle vous durera toute une vie, et permettra à votre cheval d’être confortable, et par conséquent, plus attentif, moins émotif, plus coopératif et plus performant.  N’est-ce pas là une condition essentielle pour atteindre l’harmonie?

 

Ma trousse de premiers soins naturelle

Je vise à traiter mes chevaux le plus naturellement possible et j'ai découvert qu'ils tendent à demeurer plus sains et  plus heureux de cette façon.  Mes chevaux sont rarement malades, ils ne boitent pas souvent et ils ne voient le vétérinaire que pour l'examen annuel, les dents et l'épreuve Coggins.  Voici ce que je garde sous la main pour les urgences ou les premiers soins:

Un thermomètre et une feuille qui contient les informations sur les signes vitaux.

De l'argile naturelle, déjà préparée et prête à l'emploi.  C'est excellent pour soigner les enflures, les abcès, les ecchymoses, les douleurs et les courbatures, et elle peut être diluée et ingérée pour traiter les ulcères d'estomac.  C'est aussi un antiseptique naturel qui peut être appliqué sur les blessures.  J'utilise de la Bentonite, mais l'argile verte naturelle est aussi excellente.

Une torche de thérapie photonique - c'est un merveilleux outil que j'utilise tout le temps, pour prévenir et pour guérir.  La thérapie photonique a été développée par le Dr. McLaren, un vétérinaire australien, et fonctionne selon le même principe que l'acupuncture.  Au lieu de stimuler les points d'énergie avec des aiguilles, il utilise un rayon de lumière rouge.  C'est efficace et cela ne peut pas nuire au cheval.  J'ai traité avec succès de nombreuses blessures et maladies avec la torche photonique, y compris les coliques et la douleur.  Je l'utilise régulièrement sur mes chevaux à titre préventif pour éloigner la maladie, donner un coup de fouet au système immunitaire et libérer le flux d'énergie dans leurs corps.  Vous trouverez un lien vers la thérapie photonique dans la section Liens de ce site.

L'argent colloïdal - pour traiter les blessures, les infections, les coupures, les éraflures et peut aussi être ingéré pour aider le système immunitaire.  Je l'utilise aussi pour traiter les problèmes aux yeux.

L'huile de l'arbre à thé, et les onguents à base d'huile d'arbre à thé - excellent pour toutes sortes de choses.  Cette huile a des propriétés antiseptiques et cicatrisantes et peut être appliquée sur les coupures, les éraflures, les infections de peau, les crevasses, les lésions, etc.

La crème de calendula pour les éraflures et les coupures mineures, et le gel d'arnica pour les ecchymoses et les enflures localisées.

Un probiotique - très utile pour aider au fonctionnement des intestins durant les périodes de stress, avant et après les vaccins, pendant le transport ou pour aider un cheval qui a des problèmes de digestion.  J'en ajoute une petite quantité tous les jours à la ration, ce qui favorise la digestion normale et l'assimilation de la nourriture.

La vitamine C - utilisée pour les soutenir lorsqu'ils ne sentent pas bien, lorsqu'ils sont fatigués, ont un rhume et pour toutes sortes d'autres conditions.  Mon derniers recours aux antibiotiques remontent à plusieurs années.

Une solution colloïdale de minéraux trace - utilisée pour assécher une plaie ou réduire le saignement, pour aider à la cicatrisation.  Peut aussi être ingérée pour favoriser la guérison.

Le vinaigre de cidre de pomme biologique - j'en donne tous les jours à mes chevaux pour favoriser la santé, une bonne digestion, l'état de la peau et je l'utilise aussi pour fabriquer de l'anti-mouches ou d'autres mélanges, pour vaporiser sur la peau qui sèche ou qui pèle ou qui souffre de dermatite.  Le vinaigre peut aussi être vaporisé sur les pieds et ajouté à l'eau (il prévient la croissance des bactéries et des algues).

Des ciseaux, des couches et du papier collant argent (duct tape) - pour envelopper les pieds si nécessaire.

De la gaze, du coton et des tampons stériles - pour les nettoyages ou pour appliquer des solutions ou des onguents sans contaminer les plaies.  Il est très rare que je bande une plaie, elles guérissent plus vite si elles peuvent s'épancher et se nettoyer d'elles-mêmes.

Des huiles essentielles - j'en ai encore beaucoup à apprendre à ce sujet, mais je leur trouve toutes sortes d'usages.  Je laisse le cheval sentir l'huile et m'indiquer s'il en a besoin.  La bergamote et la menthe poivrée fonctionnent bien pour faire du répulsif à mouches.  La lavande apaise la peau.  Certains mélanges peuvent aider à réduire la douleur, à aider la digestion, etc.